L'art de bâtir un Bali durable
- Charlotte Combet

- il y a 1 jour
- 4 min de lecture
Le tourisme de masse dénature-t-il Bali ? Alors que l’île indonésienne attire toujours plus d’investisseurs et de voyageurs, la question de l’équilibre entre développement immobilier et préservation de l’authenticité locale devient cruciale. Implantée au cœur de ces mutations, l’entreprise AEDES incarne une nouvelle génération de promoteurs : engagée, structurée, et résolument tournée vers un immobilier durable, respectueux de l’environnement et des communautés locales. Son dirigeant livre sa vision d’un Bali qui conjugue croissance et conscience.
Informations Entreprise : Quel regard portez-vous sur les critiques liant tourisme de masse et catastrophes naturelles récentes à Bali ?
Hugo Vilbesset (Co-founder & CEO AEDES) : On entend beaucoup de choses approximatives sur la situation à Bali, notamment autour du tourisme de masse et des inondations. Il est important de rétablir certains faits. Les dégâts récents, qu’il s’agisse d’effondrements ou d’infrastructures endommagées, ne sont pas liés à l’afflux touristique, mais à des constructions anciennes, souvent réalisées sans normes, principalement dans la capitale, Denpasar. Il est donc essentiel de nuancer les discours alarmistes relayés sans réel ancrage local.
À l’inverse, les projets menés par des investisseurs étrangers expérimentés, avec un vrai savoir-faire technique, résistent bien mieux dans le temps. Chez AEDES, comme d’autres acteurs qualifiés, nous apportons des standards de construction élevés : qualité structurelle, durabilité, matériaux, maîtrise technique… Et cela contribue concrètement à élever le niveau global du secteur.
Bien sûr, des dérives existent encore : constructions précipitées, mauvais encadrement… C’est pourquoi il est essentiel de bien choisir ses partenaires, de faire ses due diligence et de ne pas se fier aux prix les plus bas sans garanties réelles.
À Bali, il n’existe pas de normes strictes imposées par défaut. C’est au client de choisir un partenaire éthique, qui s’en impose volontairement.
Quelles sont aujourd’hui les zones les plus prometteuses pour investir dans l’immobilier à Bali, et pourquoi ?
Nous concentrons actuellement nos efforts sur la côte ouest de Bali, notamment les zones situées après Canggu, comme Nyanyi et Kedungu. Ce sont des secteurs en plein essor, avec un potentiel de développement impressionnant. Depuis quelques années, on observe l’arrivée d’investisseurs privés majeurs qui y injectent des capitaux significatifs. Le gouvernement indonésien prévoit même l’extension d’une ligne de métro jusqu’à cette région, preuve de l’intérêt stratégique qu’elle représente.

L’idée, du moins sur le papier, est de favoriser un développement éco-responsable. Ce qui rend cette zone particulièrement attractive, c’est qu’elle offre un équilibre rare entre proximité de Canggu - le cœur dynamique de l’île - et un environnement encore verdoyant, préservé, avec un charme authentique. À seulement 20 minutes des centres névralgiques, on bénéficie d’un cadre naturel, loin de la saturation urbaine, mais avec des infrastructures de plus en plus qualitatives.
En quoi votre positionnement et vos projets immobiliers se démarquent-ils sur le marché balinais ?
Sur le segment du néo-luxe éco conscient à Bali, nous sommes encore très peu d’acteurs réellement engagés. À ce jour, nous ne sommes que deux promoteurs à adopter une approche aussi ciblée, et AEDES est le seul opérateur français positionné ainsi. Notre démarche repose avant tout sur le choix stratégique de terrains à forte valeur ajoutée - vue dégagée, cadre naturel préservé - et sur une intégration harmonieuse à l’environnement.

Chaque projet est pensé pour valoriser le lieu, tant sur le plan architectural qu’écologique. Par exemple, avec notre concept “éco-conscient”, nous développons des structures en bambou aux formes organiques, entourées de jardins botaniques. Nos résidences, comme le projet ULIN, misent sur des volumes ouverts, une ventilation naturelle, des matériaux durables, et une lumière omniprésente. Nous voulons réconcilier l’authenticité balinaise et le confort moderne, dans le respect du lieu et des traditions locales. C’est cette vision qui nous distingue clairement sur le marché.
Comment rendez-vous l’investissement immobilier à Bali plus accessible et plus rentable?
Le marché immobilier à Bali reste particulièrement attractif, avec des villas accessibles dès 200 000 €. Mais chez AEDES, nous avons souhaité aller plus loin en démocratisant cet investissement. Pour cela, nous avons mis en place un système d’investissement fractionné, dès 25 000 €, permettant à davantage de personnes d’accéder à des projets haut de gamme.
Ce modèle offre un double avantage : il rend l’investissement plus accessible tout en permettant de participer à des projets ambitieux, bien conçus, et parfaitement alignés avec la demande du marché locatif saisonnier. Résultat : un fort taux d’occupation et une meilleure rentabilité. Plutôt que de se contenter d’une petite villa au budget limité, nos investisseurs rejoignent des projets cohérents, à l’esthétique marquée, qui séduisent réellement. Le système est entièrement validé par notre cabinet juridique et comptable, l’un des plus réputés de Bali, et repose sur un modèle éprouvé à l’international.
Comment intégrez-vous les communautés locales dans vos projets immobiliers à Bali ?
À Bali, les entreprises de construction doivent légalement être détenues par des Indonésiens. Chez AEDES, nous collaborons donc systématiquement avec des structures locales, en sélectionnant celles dont la taille est adaptée à chaque projet. L’objectif est double : assurer une gestion cohérente des chantiers, et surtout répartir l’activité de manière équitable pour soutenir l’économie locale.
Nous privilégions également les artisans du village où nous construisons, que ce soit pour la fabrication de mobilier ou pour des finitions spécifiques. Sur la partie opérationnelle, c’est le même principe : nous recrutons localement pour l’entretien des villas, le jardinage, la piscine ou encore les services ménagers. Cette approche permet d’ancrer nos projets dans leur environnement immédiat. Par ailleurs, nous contribuons à un programme de reforestation en Indonésie et soutenons une école écoresponsable située à Ubud. C’est pour nous une façon concrète de faire de l’immobilier autrement, avec sens et impact.
Comment voyez-vous évoluer le tourisme à Bali et dans les îles voisines, et comment cela influence-t-il vos projets ?
Le marché touristique évolue clairement vers une recherche d’expériences plus personnalisées et immersives, et ce mouvement est mondial. Aujourd’hui, les voyageurs privilégient des lieux qui offrent du calme, de la vue, des espaces de bien-être. Bali, avec sa culture du wellness, du sport et de la spiritualité, est un terreau idéal pour ce type de développement.

C’est exactement le positionnement que nous avons choisi chez AEDES. Nous nous concentrons sur des projets qui répondent à cette nouvelle demande, dans des zones encore émergentes mais porteuses. Et cette tendance ne se limite pas à Bali. Les îles voisines, comme Nusa Penida ou Nusa Lembongan, offrent un potentiel immense. Nous croyons fermement que l’avenir du tourisme passe par des structures plus intimistes : des resort de 4 à 10 chambres, des villas exclusives. D’ailleurs, même les grandes chaînes hôtelières s’orientent vers ces formats plus humains, plus adaptés aux attentes actuelles.



