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L'humain au coeur de l'assurance animale


L’assurance santé animale reste méconnue en France, alors même que les frais vétérinaires ne cessent d’augmenter et pèsent lourdement sur les ménages. Comment convaincre les maîtres de protéger leurs compagnons, dans un pays où l’assurance n’est pas une obligation ? Fidel’Amisante entend relever ce défi grâce à une approche fondée sur la transparence, l’accompagnement humain et des formules adaptées à chaque étape de la vie de l’animal, jusqu’à son dernier souffle.


Informations Entreprise : Pourquoi l’assurance santé animale peine-t-elle encore à s’imposer en France ?


Clotilde Derai (fondatrice et dirigeante de Fidel’Amisante) : Aujourd’hui, deux freins principaux expliquent pourquoi l’assurance santé animale reste encore trop peu répandue en France. Le premier, c’est un vrai manque de communication. Beaucoup de propriétaires ignorent tout simplement que ce type de couverture existe.


C’est assez surprenant, mais révélateur d’un déficit d’information. Le second tient à une différence culturelle par rapport à d’autres pays. En Angleterre ou dans certaines colonies, par exemple, l’assurance animale est perçue comme une évidence, au même titre que d’autres protections obligatoires. En France, nous bénéficions de la Sécurité sociale, qui prend en charge une partie de nos frais médicaux, et nous avons intégré l’idée d’assurer notre santé ou nos biens. Mais pour les animaux, ce réflexe n’existe pas encore. Ce n’est souvent qu’après une lourde facture vétérinaire, liée à un accident ou une maladie, que la nécessité apparaît. Tant que ce n’est pas vécu, la conscience n’est pas là.


Quelles sont les principales sources de frustration des propriétaires lorsqu’ils utilisent une assurance santé animale ?


Lorsqu’on se rend chez le vétérinaire, chacun sait que la facture sera conséquente, même pour une simple consultation, un vaccin ou un traitement antiparasitaire. Les coûts varient selon les régions : en campagne, une visite est facturée autour de 30 à 40 €, tandis qu’à Paris, elle grimpe facilement à 50 € et ces tarifs ne cessent d’augmenter.



Dans ce contexte, tout propriétaire qui souscrit une assurance s’attend logiquement à être bien remboursé, qu’il s’agisse d’une intervention lourde ou de soins de routine. Le problème vient souvent des conditions contractuelles : entre franchises, exclusions et petites lignes, beaucoup d’assurés découvrent trop tard que certaines dépenses ne sont pas prises en charge. Cette opacité génère frustration et déception, et nourrit l’idée que l’assurance animale n’est pas indispensable, alors qu’elle constitue en réalité une vraie sécurité face à des frais vétérinaires parfois très lourds.


Qu’est-ce qui différencie concrètement Fidel’Amisante des assureurs en ligne ?


J’ai grandi dans l’assurance animale aux côtés de mon père, pionnier du secteur, et j’ai toujours travaillé avec une conviction profonde : la proximité humaine est essentielle. Nos adhérents viennent souvent à nous après une mauvaise expérience ailleurs, frustrés d’avoir dû dialoguer avec des chatbots ou des services déshumanisés. Or, en France, nous avons ce besoin de contact : avant de s’engager, on cherche un numéro de téléphone, une voix rassurante, une personne capable de répondre à ses inquiétudes.


C’est pourquoi nous avons fait le choix d’une gestion 100 % interne, de l’adhésion au remboursement des sinistres. Pas de sous-traitance, pas d’interlocuteur changeant : nos équipes gèrent chaque dossier, conseillent, rappellent et accompagnent par téléphone, mail, WhatsApp ou messagerie. Cette disponibilité a un coût, mais elle fait notre force. L’assurance animale ne peut être qu’humaine, car derrière chaque dossier, il y a un animal et une famille.


Vous insistez sur l’absence de franchise et la couverture des animaux seniors. Comment ces choix répondent-ils concrètement aux frustrations vécues par les propriétaires d’animaux avec d’autres offres ?


Nous avons fait le choix de repousser les limites fixées par la majorité des assureurs, qui cessent souvent d’accepter les animaux après 8 ou 10 ans. Pour nous, cela n’avait pas de sens d’exclure si tôt des chiens et des chats en bonne santé, alors même que les progrès de la médecine leur permettent de vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions. Nous avons donc ouvert l’adhésion jusqu’à 13 ans pour les chiens et 15 ans pour les chats, afin d’accompagner les maîtres là où ils en ont le plus besoin. De la même manière, nous avons voulu simplifier et clarifier nos formules.


Contrairement aux promesses trompeuses de “100 % sans franchise”, nous proposons des remboursements transparents, de 60 à 90 % selon la formule choisie, sans mauvaises surprises. À cela s’ajoutent des packs prévention couvrant vaccins, antiparasitaires et consultations associées, qui viennent en plus du plafond annuel. Notre objectif est clair : rendre l’assurance animale compréhensible, utile et honnête.


Quels sont les projets que vous développez pour accompagner les maîtres au-delà des simples soins vétérinaires ?


Nos projets futurs visent à accompagner les maîtres tout au long de la vie de leur animal, depuis les petits questionnements du quotidien jusqu’aux moments les plus douloureux. Nous travaillons, par exemple, sur un service de téléconsultation vétérinaire. Il ne remplace évidemment pas une visite en cabinet, mais il permet d’obtenir rapidement des réponses rassurantes lorsqu’on s’inquiète pour la santé de son compagnon.


Nous préparons aussi une offre obsèques, car perdre un animal est une épreuve bouleversante. Trop souvent, les maîtres n’osent pas en parler, alors qu’il s’agit d’un véritable membre de la famille. Nous voulons leur permettre de vivre ce deuil avec dignité et respect, qu’il s’agisse d’une incinération individuelle, d’une urne personnalisée ou d’un souvenir symbolique. Comme maîtres et amoureux des animaux, nous savons combien cet accompagnement est indispensable. Notre ambition est claire : être présents à chaque étape de la vie, jusqu’au dernier souffle.


Avec déjà plus de 5 000 adhérents et des projets d’expansion en Belgique et en Italie, quelle est votre ambition pour Fidel’Amisante dans les 5 prochaines années ?


Avec Fidel’Amisante, mon ambition dépasse la simple promotion de nos services : je souhaite sensibiliser le grand public au fait qu’avoir un animal représente un coût bien réel, notamment sur le plan de la santé. Trop de maîtres pensent uniquement aux croquettes ou aux accessoires, sans anticiper les frais vétérinaires qui peuvent peser lourdement. C’est pourquoi je tiens à communiquer largement, en multipliant les relais via les associations, les médias, la télévision ou encore la presse, comme nous le faisons aujourd’hui.


Mon objectif est d’expliquer que nous pouvons réellement aider les propriétaires, que ce soit pour des dépenses courantes ou des situations imprévues plus lourdes. À moyen terme, nous visons une expansion sur cinq ans, tout en renforçant ce qui fait notre force : la proximité et l’accompagnement humain. Plus qu’une simple adhésion, nous voulons bâtir une relation durable, où chaque maître se sente compris et soutenu.


 
 
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