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Démarche RSE, un investissement gagnant pour l'avenir des entreprises

Accompagner les organisations à transformer les enjeux de la RSE et de la transition écologique en solutions concrètes, voilà le défi que s’est lancé Lucas Chassagne en 2021 en créant la société EFYB. Avec son équipe, il concilie performance économique, limitation des impacts environnementaux et amélioration de la société. Rencontre avec ce responsable convaincu et acteur engagé de la neutralité carbone.


Informations Entreprise : Votre société a été créée en 2021 et accompagne d’ores et déjà plus de 100 clients. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à œuvrer dans ce domaine ?

Lucas Chassagne : Pour mon équipe et pour moi, la transition écologique et sociétale sont des enjeux majeurs de notre époque. Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice et agir pour que la décarbonation soit une réalité en 2050. La raison d’être d’EFYB est d’agir de manière concrète et innovante pour un monde durable en alliant économie, écologie et éthique. Sa mission est d’accompagner les organisations dans leur transition écologique en construisant avec elles des solutions fondées sur la performance. De nombreux dirigeants ont la volonté de bien faire en matière de RSE, mais ils font face à deux freins : un frein financier et organisationnel. Nous trouvons ici toute notre utilité en les conseillant et en les accompagnant. La demande grandissante nous pousse d’ailleurs à nous développer davantage, notre ambition étant d’être un des leaders du secteur en 2030 avec 300 collaborateurs. D’ici 2024, EFYB ouvrira une entité en Belgique et dans l’Est de la France, puis en 2025 en Rhône-Alpes, dans le centre et dans le Sud.


I.E : Concrètement comment se développent vos solutions au sein des entreprises ?

Lucas Chassagne : Nous travaillons sur plusieurs axes de travail, à commencer par la stratégie de l’entreprise. Notre première démarche est d’analyser l’existant afin de proposer un plan d’action cohérent. Nous avons ainsi développé Efyway, une démarche qui s’appuie sur une approche systémique et une mise en action par étapes. Elle permet d’avancer en accompagnant le changement en douceur et en limitant les investissements. Nous travaillons aussi bien sur des échéances à très long terme que sur des déclinaisons plus courtes. S’agissant de ces dernières, elles sont le plus souvent basées sur les points forts de l’entreprise. Leur mise en place est simple et permet un retour sur investissement rapide. Grâce à ces bénéfices et aux subventions obtenues, les entreprises vont pouvoir se transformer en profondeur et faire monter les compétences de façon progressive. J’ai coutume de comparer ce processus à un marathon auquel participe toute l’équipe.


I.E : Concernant ces actions à court et à long terme, pourriez-vous nous citer quelques exemples ?


Lucas Chassagne : Oui, bien sûr. Je citerai, pour commencer, la modification des habitudes vers plus de sobriété : réduire les températures de chauffage, éteindre les équipements, réduire les fuites d’air comprimé, trier correctement les déchets… Puis, nous pouvons proposer le remplacement des éclairages par des LED, la diminution des dépenses énergétiques grâce à des appareils plus économes, la réorganisation des postes de travail pour éviter de surconsommer… Ensuite, sur le plus long terme, nous proposons par exemple un bilan matière complet qui permet de faire l’inventaire de tous les flux de matières intervenant dans le cycle de vie d’un produit. Il y a des économies substantielles à réaliser sur ce poste et qui vont dans le sens d’une production plus écologique. Un de nos clients, constructeur automobile, enfouissait 300 tonnes de plastique par an en fin de chaîne de production. Nous lui avons proposé de réintégrer ces chutes de plastique dans son processus de fabrication. De fil en aiguille, aujourd’hui 95% des matières premières qu’il utilise sont des matières recyclées. Et en fin de vie, le produit est lui-même recyclable.


En terme de stratégie interne, il y a également beaucoup à faire. Une des pistes principales est de retravailler le système de management en se basant sur la confiance et la création de sens. En décloisonnant les services, on crée des moments d’échange et de convivialité. En apportant de la flexibilité au travail nous permettons de mieux gérer les équilibres vie pro / vie perso... Il faut que ce soit transparent pour tout le monde, bien sûr, mais en montrant que cela fonctionne nous pouvons aider les entreprises à sauter le pas. Au sein même d’EFYB, nous appliquons cette nouvelle stratégie de travail avec des horaires libres ou du télétravail à la carte – nous faisons même du télétrain ! Cela permet de créer une nouvelle synergie d’équipe et de responsabiliser chacun par rapport à son travail. Économiquement, cela réduit le turnover, l’absentéisme et permet également de diminuer les coûts énergétiques. C’est tout bénéfice pour les entreprises qui peuvent ensuite communiquer sur leur démarche RSE. Cet engagement est de plus en plus souvent indispensable pour se positionner sur certains marchés.

I.E : Vous proposez également d’aider vos clients à créer leur « gamme bio ». Pourquoi?


Lucas Chassagne : La décarbonation concerne la diminution de la consommation énergétique, la modification des modes de transport, mais aussi la fabrication des produits. Pour travailler sur ce point nous aidons nos clients à revoir leur offre car les consommateurs veulent aujourd’hui plus de bio, plus de green. Aider les entreprises à créer leur « gamme bio » consiste à réfléchir en amont à une éco-conception avec un nouveau design-produit, en travaillant sur la réduction des masses et des composants, ou en sourçant des matières moins carbonées, bio-sourcées. La repérabilite et la recyclabilité du produit est alors augmentée.


I.E : Vous parlez aussi beaucoup de faire évoluer les mentalités au sein des entreprises. Est-ce que ce n’est pas le plus difficile?


Lucas Chassagne : Les entreprises qui nous contactent ont déjà la volonté d’agir sur la voie de la RSE. Les dirigeants ont donc engagé une réflexion personnelle et professionnelle sur le sujet. Mais bien évidemment cela ne peut fonctionner que si l’ensemble de l’équipe s’engage avec nous et pour cela nous disposons de nombreux outils. Prenons par exemple la diminution de la consommation de carburant dans la flotte des véhicules. Nous proposons une formation à l’eco-conduite afin de donner à chacun les pistes pour bien comprendre les enjeux et les moyens d’y arriver. Ensuite, nous utilisons des outils de tracking et nous pilotons le projet avec des challenges éco-conduite en créant des teams qui décloisonnent les relations inter-entreprises. Les gagnants reçoivent des cadeaux ce qui motive particulièrement les équipes et modifie les comportements sur le long terme. Pour atteindre la neutralité carbone, nous avons besoin de déployer les plans d’action dans toutes les strates et tous les services de l’entreprise. Notre travail est donc de trouver le meilleur chemin méthodologique pour que les entreprises puissent se transformer en profondeur.

I.E : En matière d’économies réalisées quel est le bilan financier pour les entreprises qui se lancent dans cette démarche RSE ?


Lucas Chassagne : La mise en application des premières actions peut facilement permettre un gain de 200 000 à 300 000 euros pour certaines entreprises. Nous les accompagnons ensuite dans le montage des subventions - et il y en a beaucoup - pour la réalisation de projets plus lourds. On pourrait citer l’aide aux investissements de décarbonations des outils de production industrielle, ou les aides liées à l’économie circulaire... Les entreprises considèrent souvent la RSE comme une dépense, mais elle est loin de l’être : il s’agit d’un investissement qui s’inscrit dans la durée. On pourrait comparer la RSE au digital d’il y a trente ans. Elle va transformer le monde économique dans les années à venir.


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