L'ingénierie, une opportunité à ne pas manquer
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Integrated Environmental Solutions (IES) est le leader mondial de la simulation thermique dynamique des bâtiments. Grâce à ses technologies, l’éditeur de logiciels peut améliorer l’efficacité énergétique, faire réaliser des économies et créer un cercle vertueux.
Le nombre est saisissant : 1,5 millions. Éditeur spécialisé sur le secteur thermique dynamique, l’entreprise Integrated Environmental Solutions (IES) a permis de modéliser plus de 1.5 millions de bâtiments avec sa technologie et compte aujourd’hui plus de 15.000 utilisateurs dans le monde. L’entreprise, basée à Glasgow et qui travaille partout en Europe et dans le monde, est le leader mondial dans son secteur. « Nos outils permettent d’estimer correctement les consommations énergétiques des bâtiments et le confort thermique, explique Johan Haeberle, chef de vente Europe chez IES, chargé du développement commercial. C’est un outil assez spécialisé qui s’adresse principalement aux ingénieurs, aux architectes mais qui, in fine, sert tout le secteur immobilier ».
Au fil des années, IES a développé le logiciel Virtual Environment, qui sert de base pour le jumeau numérique (digital twin), permettant de travailler autour de la performance énergétique. Créer un jumeau numérique avant rénovation permet en effet de réduire énormément les incertitudes sur les données d’entrée d’un modèle numérique (occupation, infiltrations, même compositions des parois). À partir d’un tel modèle, il est ainsi nettement plus aisé de s’en servir de banc d’essai pour les options de rénovation et d’en observer les conséquences sur le confort ou la consommation. Une fois les meilleures stratégies identifiées, il suffit de les mettre en place consciencieusement et continuer de comparer le bâtiment rénové avec son jumeau numérique pour s’assurer qu’elles ont été correctement appliquées. Cet outil - principalement utilisé pour les bâtiments qui ont une consommation significative, notamment les immeubles de bureau, les établissements recevant du public et les hôpitaux - est donc une véritable opportunité pour créer un cercle vertueux.
Et les résultats sont significatifs. « Quand nos clients sont prêts à payer 5000 ou 10000 euros pour une licence, c’est bien parce qu’ils savent que, derrière, ils vont réaliser des études qu’ils ne peuvent pas faire avec des logiciels gratuits, commente Johan Haeberle. Ils vont faire plus, mieux et ils vont le faire plus vite. Notre entreprise compte entre 300 et 350 salariés, dont beaucoup de développeurs logiciels. Notre plus gros concurrent, c’est une vingtaine de personnes. Nous proposons le logiciel le plus abouti sur le marché. Sur la productivité et le niveau d’aboutissement technologique, nous sommes d’un autre niveau.»

Efficacité, économies, écologie
Dans ce domaine de l’efficacité énergétique, la France a d’ailleurs un important chantier à mener. L’Hexagone consacre en moyenne 3 à 5% en moyenne du coût de construction à l’ingénierie, un taux qui monte à 5 ou 7% pour le Royaume- Uni ou l’Allemagne. La qualité des études s’en ressent. « La France a cette grande force de posséder une réglementation qui est plus ambitieuse que dans beaucoup d’autres pays. Mais souvent, on se dit ‘j’ai atteint le niveau réglementaire qui est obligatoire, j’ai fait le job’. C’est un garde-fou intéressant, mais empêche finalement d’aller encore plus loin ».

Alors que plusieurs types d’offres cohabitent sur le marché, IES mise sur la qualité, à rebours d’entreprises pratiquant un greenwashing fait d’études mal réalisées, faute de budgets cohérents. « L’ingénierie n’est pas une charge budgétaire, elle permet en réalité de réaliser de substantielles économies, souligne Johan Haeberle. Au-delà du budget minimum consacré aux études, chaque euro investi est généralement repayé 5 voire 10 fois dans les 20 premières années du bâtiment. Mais il faut privilégier la qualité. Certains clients me disent qu’ils ne peuvent être compétitifs face à des entreprises qui font des études en quelques heures avec des résultats qui semblent bons, mais qui sont complètement déconnectés de la réalité. Ce genre de pratiques produit non seulement des mauvais bâtiments, mais en plus détruit une industrie vertueuse, en privant les acteurs sérieux de projets et en créant de la défiance vis-à-vis des études. »
À savoir : 90% du stock de bâtiments qui sera présent en 2050 est déjà construit. L’enjeu de la décarbonatation des bâtiments existants est présent partout en France et en Europe. « Pour décarboner, il faut une analyse fine et donc de l’ingénierie. C’est un investissement et une opportunité : on paye un ingénieur pour concevoir de meilleurs bâtiments, plus efficaces, moins chers en entretien et plus écologiques. Nous ne cherchons pas juste à faire de l’argent, il y a vraiment une ambition derrière d’améliorer le patrimoine bâti, les conditions de vie des occupants et la société dans son ensemble » conclut Johan Haeberle.




