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"Le bâtiment, un risque de 300 000 emplois perdus en 2025"



Depuis plusieurs mois, la FFB tire la sonnette d’alarme, mais peine à se faire entendre.

« Quand le bâtiment va, tout va » : en France, on a coutume de dire que le secteur du BTP entraîne dans sa roue toute une partie de l’économie du pays. Mais que se passe-t-il quand ce dernier est à la peine ? Le secteur du bâtiment et des travaux publics traverse une période de turbulences sans précédent. Après des années de croissance soutenue, les nuages noirs s’amoncellent, la morosité ainsi qu’une certaine crispation s’installe chez les acteurs de la filière. L’effondrement des ventes de logements neufs, la montée des taux de crédit et l’attentisme d’une grande partie de nos compatriotes face à une telle situation ont plongé le BTP dans une crise majeure. Les pouvoirs publics ont-ils conscience de l’ampleur de cette crise ? Quelles mesures envisagent-ils pour soutenir la filière et relancer la dynamique ? Rencontre avec le Président de la FFB, Olivier Salleron.


Informations entreprise : 2023 était une mauvaise année pour la filière, où en est-on du nombre de mises en chantier sur le premier trimestre 2024, et quelles sont vos projections ?


Olivier Salleron : Malheureusement, en 2024, nous suivons la pente négative de 2023. C’est exactement ce que nous avions annoncé il y a plus de deux ans. On peut dire aujourd’hui qu’on a un niveau très, très bas, historiquement bas, notamment sur les démarrages de

chantiers.

Pour faire simple, alors qu’on frôlait les 400 000 logements neufs par an il y a encore deux ans, l’année dernière nous sommes tombés sous les 300 000. En 2024, nous allons atteindre bon an, mal an 250 000 logements.

C’est deux fois moins que ce qu’il faudrait. On nous dit depuis des années que le chiffre idéal pour le pays, c’est entre 450 ou 500 000 logements par an. Sauf que nous prenons, d’année en année, du retard et nous creusons, tous les mois, un peu plus le déficit.

Pour nous (ndlr: La FFB), le logement neuf, c’est 30 % de notre activité. La perte d’activité représente, 20 milliards d’euros en moins pour la filière. Donc oui, on peut dire que le bâtiment va très mal, cette situation est inédite depuis 40 ans.


IE : Est-ce qu’un tel retard est rattrapable ?


OS : Oui, en remettant des mesures qui ne coûtent pas cher, par exemple le prêt à taux zéro. En 2022 ça a coûté 0.7 milliard d’euros, ça en a rapporté vingt fois plus. Il faut également remettre en fonction le plus vite possible le dispositif PINEL.


IE : En l’absence d’action immédiate des pouvoirs publics, que pressentez- vous pour les acteurs de la filière et à quel horizon ?


OS : La bombe sociale dont nous parlions il y a quelque temps a explosé. Entre 2023 et début 2025, nous aurons perdu 150 000 emplois. Ce chiffre, c’est uniquement pour la construction, mais il ne reflète pas l’exacte vérité, puisque nous faisons partie d’une chaîne. L’ensemble de la filière construction, immobilier et logement, ce sont les notaires, les agents immobiliers, les économistes, les maîtres d’oeuvre, les architectes, les marchands de matériaux, les promoteurs. Et là, l’hécatombe se chiffrera à 300 000 pertes d’emplois en 2025.

Au-delà de ces chiffres alarmants, c’est aussi avec l’espoir des Français que l’on joue.

99 % de la population, des élus, dans les territoires ruraux et même en ville, les maires se font rappeler à l’ordre, pas parce qu’ils ne trouvent pas de travail à leurs administrés, mais surtout, parce qu’il n’y a pas de logement.


IE : En novembre 2022, vous étiez face au président Macron pour un grand entretien sur les difficultés que rencontrait votre filière. Où en est-on depuis ? Est-ce que la création d’une « Alliance pour le logement » vous a permis d’être plus écouté et mieux compris par le gouvernement ?


OS : Oui, bien entendu, cela aide un peu, mais vous savez, en quatre ans, j’ai connu cinq ministres du logement, cela démontre le curseur de reconnaissance de ce secteur par l’Élysée. Aujourd’hui le logement est dénigré. Le président a, cela dit, tenu quelques projets, le plan de rénovation des écoles par exemple. Ça commence tout juste à se mettre en place. La loi tertiaire commence également à se mettre en place. Elle concerne la rénovation des bâtiments publics, nous devons gagner 40 %. d’énergie consommée en moins d’ici à 2030. Ce sont des travaux lourds, ce qui nous convient très bien, tant pour l’environnement que pour l’économie de la France. Dans le même temps, le président veut arrêter de construire, mais la démographie est positive, il y a un changement sociétal des familles en France.

Par exemple, il y a beaucoup plus de retraités tout seuls, beaucoup plus de familles monoparentales, beaucoup plus de jeunes qui veulent s’installer. Donc là, notre président a tout faux. On parle de simplification, très bien, on parle de mesures à zéro euro, très bien. Mais il y a deux ans est arrivé le zéro artificialisation net des sols. Jusqu’à il y a quelques mois, nos élus locaux ne savaient pas du tout l’utiliser et quand on ne sait pas l’utiliser et bien, on ne le fait pas.

Certains incriminent les maires, c’est certain qu’il y en a qui sont vraiment idéologues, on le sait, les maires plus verts que verts, eux, ont bloqué tous les projets.

Toutes les difficultés se sont accumulées pour que le logement neuf s’écroule. On peut tomber plus bas bien sûr, mais franchement, je crois que les Français sont mécontents. Ils éprouvent toutes les peines du monde à se loger de façon abordable et confortable.

Le logement arrive en dixième position dans les préoccupations des français, la première étant le pouvoir d’achat.

Mais il ne faut pas oublier que dans notre pouvoir d’achat, il y a 30 % de logement. Dans les territoires, on ne sait plus comment loger les gens. On nous parle de réindustrialisation, mais je le dis, il n’y a pas de réindustrialisation sans logement. Cette

crise du logement provoque également une perte de 735 millions d’euros pour les départements juste en droits de mutations sur l’année.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire nous parle de 7 à 8 milliards de moins de TVA. Et bien quand on ne construit pas, on ne collecte pas les 20 % de TVA du secteur de la construction, cela fait 3.5 milliards. On nous dit que les recettes fiscales ne sont pas au rendez-vous, effectivement, les ménages n’investissent plus, ils ont de moins en moins de moyens. Tout est plus cher, les taux d’intérêt ont trop augmenté, le système dans lequel nous nous trouvons actuellement est une broyeuse, une moissonneuse batteuse pour nos concitoyens, surtout les plus modestes. Pour toutes ces raisons, nous avons sollicité un nouvel entretien avec le président de la République pour qu’il fasse le service après-vente, nous attendons son retour.

IE : Il y a eu récemment un assouplissement de «Ma prime rénov’», est-ce que cela vous va?


OS : La rénovation énergétique fonctionnait plutôt pas trop mal en France depuis quelques années. On avait mis sur les rails ma prime rénov’ qui n’était pas facile à installer, mais qui était quand même plus visible que les crédits d’impôts qui existaient auparavant. En revanche, ma prime rénov’ ne suffit pas à créer du logement supplémentaire et en plus, cette mesure a été très mal préparée.

Nous avions dit que le projet de loi de finances était ridicule. Le gouvernement ne nous a pas écoutés et a surchargé ma prime rénov’. Il a mis des intermédiaires trop peu nombreux pour assurer cette tâche au 1erjanvier 2024. Les artisans entrepreneurs n’ont pas su l’appliquer. Les clients ont été totalement perdus, ne sachant plus du tout à quoi ils avaient droit. La catastrophe était inévitable entre le 1er janvier et le 29 février, L’ANAH (Agence nationale de l’habitat), en charge de ce dossier, a divulgué les premiers chiffres et tiré la sonnette d’alarme en disant qu’il y avait 40 % de dossiers en moins par rapport à l’année précédente. De mon côté, j’avais d’autres chiffres, je parlais de 75 % en moins, on, m’a regardé avec des gros yeux en disant que «dans le bâtiment, on exagérait toujours». Finalement, mi-mai, Guillaume Kasbarian, le ministre délégué en charge du logement, qui a plutôt la tête sur les épaules, a annoncé que c’était même 85 % de dossiers qui n’étaient pas au rendez-vous. Comme quoi, nous, nous étions même optimistes.

Donc arrêtons le mensonge ! Arrêtons de modifier à tout-va, au moins les deux prochaines années ou jusqu’à la fin du quinquennat, pour que les Français s’approprient les des mesures. Sinon la rénovation énergétique de la France va plonger, ça ne fonctionnera pas. Vous pouvez mettre des milliards dessus, ils ne seront pas dépensés, ça fera plaisir à Bruno Le Maire de re-ponctionner un milliard par-ci, un milliard par là. Il se défaussera en disant que les gens et les artisans n’étaient pas prêts.

Foutaises ! Aujourd’hui, on est obligés de licencier tellement nous n’avons pas de travail sur ce créneau.


IE : On parle beaucoup de Ma prime rénov’, mais il y a également Ma prime adapt’ qui s’intéresse à la modification de logements pour nos aînés et les personnes en situation de handicap. Où en est-on sur ce sujet ?


OS : Ma prime adapt, c’est lancé : depuis le 1er janvier, il y a quelques milliers de dossiers déposés. Attention, c’est également géré par l’ANAH qui, en ce début d’année, n’est pas débordée par l’activité générée par ma prime rénov, mais il faut savoir que si les choses se

débloquent et se relancent, il va falloir qu’ils doublent les effectifs.

Ma prime adapt est un très bon dispositif, maintenir nos seniors chez eux (pour l’instant, les plus de 70 ans), est une bonne chose. C’est aussi profitable à l’économie qu’à l’environnement.

Je m’explique, c’est une véritable aide pour les plus modestes, c’est indéniable, mais pour les plus aisés, cette mesure est tout aussi intéressante. Effectivement, si on donne mille euros à un couple de retraités dont les ressources sont confortables, il va probablement compléter le dispositif pour faire des travaux de plus grande envergure. Même d’un point de vue de la transmission, cette mesure est vertueuse, puisque nos seniors peuvent laisser à leurs proches un bien moins énergivore et ainsi participer à l’effort collectif. Cette mesure est donc très bonne, mais attention à la conserver en l’état et ne pas la raboter comme les autres.


IE : Vous appelez de vos voeux le retour du PINEL. En quoi cela peut-il, selon vous, fluidifier le marché ?


OS : C’est un dispositif qui coûtait peu, mais qui rapportait beaucoup. Le Pinel va s’arrêter cette année, il a été totalement détricoté, c’est beaucoup moins intéressant, il n’y a plus beaucoup d’avantage fiscal. Le Pinel + PTZ c’était 3.2 milliards d’euros sur une dépense de 40 milliards pour le logement, dont la moitié sont les APL (aides pour le logement). Rendez-vous compte que ces 3.2 milliards d’euros en rapportaient 40.

IE : L’instauration du statut du bailleur privé, souhaité par la plupart des professionnels du logement, où en est-on ?


OS : Pour l’instant, c’est entre les mains de la députée Annaïg Le Meur et de Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du numérique depuis 2024. Le ministre du Logement Guillaume Kasbarian a conscience de l’enjeu crucial de ce dossier, nous en avons parlé ensemble. Cette mission a pour but de s’interroger sur le devenir du bailleur privé. Dans sa définition la plus large, il englobe : la location courte durée type Airbnb, les meublés de longue durée et cela concerne bien sûr la fiscalité.

Nous sommes donc dans l’attente, mais j’espère surtout que l’on se rendra compte de la catastrophe actuelle.

Il faut envoyer des signaux forts aux propriétaires et aux investisseurs. Par exemple, le prêt à taux zéro pourrait se transformer en prêt à taux bonifié. Au vu de l’augmentation des taux bancaires ces derniers temps, nous sommes bien conscients qu’on ne peut plus prêter aux anciennes conditions, mais il faudrait au moins un taux préférentiel.

Pour le Pinel, qu’on le change et qu’on l’appelle «statut du bailleur privé». Cela se fait en Allemagne, ce n’est pas une réussite extraordinaire pour l’instant, mais cela pose les choses et cela a le mérite d’être clair et net : on amortit la construction comme si c’était une entreprise, on amortit les travaux qu’on aura à faire plus tard. Cela permet aussi aux plus fortunés d’investir dans la pierre pour louer à leur famille ou à des personnes plus modestes. C’est d’ailleurs la majorité des cas pour ce dispositif, bien avant le logement social. S’il n’y a plus d’investisseurs privés pour notre système locatif, je ne sais pas comment les Français vont se loger.

IE : Quelles sont les initiatives que la Fédération Française du Bâtiment compte prendre pour rendre le secteur du BTP plus respectueux de l’environnement et résilient face à l’urgence climatique ?


OS : Nous avons créé depuis une vingtaine d’années maintenant une Commission environnement, et j’ai créé en parallèle une Commission innovation. Parce que ces deux items fonctionnent ensemble. Nous innovons sur les matériaux, nous innovons sur les méthodes d’organisation. Exemple : les préfabrications en atelier et les mises en place sur le chantier. Nous avons travaillé sur la RE2020 (ndlr : La réglementation environnementale 2020 se substitue progressivement en France aux réglementations thermiques précédentes. Elle vise à améliorer la performance énergétique).Lorsqu’elle est sortie, Mme Pompilli avait souhaité la modifier. Nous lui avions dit que cela ne fonctionnerait pas. Nous avions demandé à travailler six mois avec Mme Emmanuelle Wargon, alors ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, pour une mise en condition d’une RE2020 qui soit applicable, avec plus de mixité et qui respecte également des critères très forts au niveau environnemental.


Nous avons réussi, cela fait maintenant deux ans et demi que c’est en place. Nous pensions que nos coûts allaient grimper de 10 à 12 % pour la mise en place et nous sommes finalement entre 7 et 8 %. En revanche, avec l’inflation et les prix des matériaux qui ont fortement augmenté, nous sommes pour une construction neuve à 20 à 25 % de plus qu’en 2020, dont les 7 à 8 % de RE2020.

Ce qui me frappe à chaque fois que je me déplace chez nos collègues à l’étranger, en Belgique, en Allemagne, mais surtout quand nous sommes allés aux USA, à Boston, c’est que tout le monde s’accorde à dire que nous, les Français, sommes les champions du monde de la construction vertueuse environnementale. La RE2020 est une obligation qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde.

Alors oui, nous pouvons être fiers d’avoir réussi ce challenge en deux ans et demi. Maintenant, on nous dit qu’il faut passer au cran au-dessus pour 2025, là, je dis que c’est probablement l’étage de plus qui va faire s’écrouler la tour.

À un moment, on ne peut plus, nous allons d’ailleurs militer pour décaler un peu la mise en place de ce cran de plus. Nous sommes déjà à un très haut niveau dans la construction environnementale, Ensuite sur la rénovation énergétique, nous étions prêts avec ma prime rénov’, le gouvernement nous coupe dans notre élan, nous sommes obligés de licencier. La croissance sera verte alors allons- y ! Mais pas sans innovation, c’est elle qui va améliorer les process avec le lean (ndlr: optimisation des process en évitant le gaspillage, principalement au niveau des matériaux) ou avec le BIM (c’est une maquette numérique, une représentation virtuelle d’un ouvrage, constituée d’objets (fenêtres, toiture, murs) auxquels sont associés des informations et des données concernant notamment leurs caractéristiques techniques et leurs relations avec d’autres objets). Nous travaillons bien entendu également sur les sujets liés à l’intelligence artificielle.


IE : La neutralité carbone en 2050 pour la filière du bâtiment, c’est utopique ?


OS : Quand je rentre dans le bureau de Christophe Béchu et que je vois la courbe, pour l’instant, nous sommes dans les objectifs. Mais attention, encore une fois, il ne faut pas aller trop vite. On ne va pas sauver la planète en un an. Il faut de l’argent et que tout le monde soit prêt. Quand on a lancé la RE2020 tout en bois, la filière bois était dans un état catastrophique. Il ne faut pas reproduire ce genre de précipitation. En ce moment, mon plus grand mot, c’est planification.


IE : La REP (responsabilité élargie du producteur), proposée par le gouvernement dans le secteur du bâtiment, signifie que celui qui fabrique, qui distribue un produit ou qui importe un produit doit prendre en charge sa fin de vie. Qu’en pensez-vous ?


OS : La REP c’est une très bonne chose sur laquelle nous travaillons avec les ministres de la Transition depuis environ huit ans. Quand on devait sortir il y a trois ans, nous avions prévenu qu’elle n’était pas prête. Nous l’avons remise sur le tapis l’année dernière au 1er janvier. Rien n’était prêt non plus, nous l’avons reportée avec le gouvernement au 1er mai 2023 et on a dit « Pendant six mois, nous la laissons s’installer sans rien dire, par contre, on travaille dessus ».

Les éco-contributeurs n’ont pas joué le jeu, et finalement, c’est un échec. Rien n’est prêt, même pas la moitié. Les déchets qui devaient être repris sur les chantiers ne le sont pas, on ne devait faire que quelques kilomètres pour se séparer de déchets spécifiques, il faut parfois aller à 40 km pour cela. Donc, cela ne fonctionne pas. Le Ministre Béchu m’a dit il y a quelques jours, « La REP, c’est une monstruosité ! ». Nous avons appris que les éco-contributeurs négociaient en secret avec le gouvernement pour changer les règles du jeu, en modifiant à leur convenance la loi, par exemple le fait d’aller récupérer les déchets par les entreprises.

Nos entreprises paient pour le recyclage et on est en train de leur demander de repayer pour faire le service eux-mêmes.

Cette injustice commence à créer une très forte colère dans les territoires, nous avons donc pris la décision d’attaquer en justice l’État. Il faut qu’il prenne ses responsabilités. C’est un rendez-vous manqué par excellence. Tout ça pourquoi ? Parce que les éco-contributeurs ne s’entendent pas avec les déchetteries, sur le prix des métaux par exemple. C’est une histoire de gros sous.

Je tiens à rappeler que les éco-contributeurs sont des structures n’étant pas censées dégager des marges, elles sont au service de la France et des Français.

Nous ne voyons pas quoi faire d’autre que d’attaquer, ou alors d’aller déposer nos bennes de déchets, soit devant les préfectures, soit devant les éco-contributeurs, soit devant les déchèteries. Cela se terminera par une action de rue si nous n’en sortons pas. Notre démarche est claire, les institutions qui ne jouent pas le jeu, nous coupons toute relation avec eux. C’est ce que nous venons de faire la semaine dernière avec un éco-contributeur.


IE : Vous nous disiez en début d’entretien que vous aviez lancé l’invitation au président de la République pour une nouvelle rencontre de mise au point. Savez-vous quand elle aura lieu?


OS : Vous savez, avec Emmanuel Macron, cela peut être demain ou dans un an, mais l’invitation est lancée.


IE : Si on devait finir sur une note positive ?


OS : Oui, la chose qui repart un peu pour la construction, c’est la rénovation de collectivités publiques. Probablement parce qu’il y a les élections municipales dans deux ans.

Nous voyons arriver pas mal d’appels d’offres et cela nous intéresse beaucoup. Il y a des petits appels d’offres pour les petites mairies et des plus gros, qui nous assurent un peu de travail pendant deux ans.

Et qui dit mairie dit parfois EPCI (Établissement public de coopération intercommunale). Voilà un peu de positif. Malheureusement, il ne comblera pas tout.

À la fin de l’année, nous serons à 4 ou 5 % d’activité en moins.

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Mansi Kalra
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