top of page
Rechercher

Les compétences comme nouvel atout stratégique

La bataille des compétences s’impose désormais comme l’un des enjeux majeurs de compétitivité pour les entreprises, entre accélération numérique, transition écologique et mutation des métiers. Alors que les dirigeants cherchent à fidéliser leurs talents tout en anticipant les besoins de demain, la formation professionnelle devient un levier stratégique incontournable. Forte de plus de trente ans d’expertise, SUP de V, école consulaire n°1 de l’apprentissage en Île-de-France, déploie un modèle pédagogique innovant et pragmatique. Rencontre.


Informations Entreprise : Comment le marché de la formation professionnelle a-t-il évolué ces dernières années, notamment sous l’effet de la digitalisation et des transformations du travail ?


Tristan Gillouard (Directeur Général SUP de V) : Le marché a profondément changé avec l’accélération du digital, poussée en partie par les années covid, et la prise en compte croissante des enjeux de la transition écologique par les entreprises et les individus. Chez SUP de V, nous avons intégré ces deux dimensions au coeur de nos cursus et de notre pédagogie, car elles sont devenues de véritables leviers de performance pour les entreprises. La digitalisation permet d’élargir les formats d’enseignement – présentiel, classes virtuelles, e-learning ou blended learning – et ainsi de de s’adapter aux attentes et contraintes des salariés comme des organisations.


Dans un monde en mutation rapide, la mise à jour des compétences n’est plus une option. Les métiers de la vente, des RH, du management, de la gestion, du marketing ou de la QSE évoluent sans cesse, notamment sous l’influence du déploiement de l’IA. Nos formations diplômantes ou certifiantes, organisées en modules et blocs de compétences, reconnues par l’État et inscrites au RNCP, répondent à cette exigence d’agilité. Notre rôle est d’anticiper les évolutions du marché pour donner aux talents comme aux entreprises les outils de demain.


L’accompagnement dans la formation professionnelle permet-il réellement d’accélérer la montée en compétences et la mise en pratique sur le terrain ?


Oui, et c’est même l’un des piliers de notre pédagogie. Nos dispositifs reposent sur le “learning by doing” : études de cas, simulations, concours, projets RSE et bien sûr immersion en entreprise dans les formations alternées. Pour les formations en apprentissage, une des clés essentielles de la réussite des jeunes est la capacité du CFA et de l’entreprise à entretenir ensemble et avec le jeune un dialogue régulier sur la cohérence

ree

des enseignements reçus et des missions réalisées en entreprises. Il s’agit aussi par un accompagnement adapté de prévenir les difficultés que pourrait rencontrer le jeune et de mobiliser les ressources pour y faire face. C’est ainsi que nous parvenons à limiter le taux des ruptures de contrats (de l’ordre de 5 %) et à conduire nos jeunes vers la réussite (plus de 90 % d’obtention du diplôme et une insertion professionnelle post formation rapide et en adéquation avec le projet du jeune et la formation suivie).


L’accompagnement est constant : conseillers carrière pour l’orientation et l’alternance, ateliers de recherche d’entreprise, job datings, suivi pédagogique en entreprise. En formation continue, nous proposons des diagnostics personnalisés, un suivi des performances et des parcours adaptés aux enjeux métiers. Cette proximité avec le terrain assure que chaque compétence travaillée trouve une application directe et mesurable, au service de la compétitivité des entreprises comme du développement individuel des salariés.


Quels modèles d’accompagnement semblent les plus efficaces dans le développement des soft skills managériales et commerciales ?


Nous avons fait le choix d’une pédagogie active qui stimule autant les compétences techniques que comportementales. Développer les soft skills, c’est préparer les managers et commerciaux de demain à diriger des équipes, négocier ou accompagner des transformations. Nos programmes intègrent des mises en situation réelles, des jeux de rôles, des conférences, des sensibilisations à l’entrepreneuriat ou encore des projets collaboratifs en lien avec les thématiques de la RSE. Nous insistons aussi sur les compétences transversales : communication, négociation, conduite du changement, gestion de projet et proposons des expositions à l’international et à la multi culturalité lors de mobilités intégrées au parcours de formation.


ree

Les étudiants participent à des challenges nationaux ou régionaux, qui favorisent l’initiative et l’intelligence relationnelle. Pour les salariés en formation continue, nous construisons des modules sur-mesure qui intègrent la culture et les valeurs de leur entreprise. Cette combinaison entre expérience terrain et cadre structuré est, selon nous, le meilleur modèle pour développer durablement les soft skills.


Les dirigeants ont-ils pris pleinement conscience du rôle stratégique que joue la formation dans la compétitivité de leur entreprise ?


Oui, assurément. La compétitivité passe par l’adaptation des compétences. Les dirigeants que nous accompagnons comprennent que la formation n’est plus seulement un outil de développement individuel, mais un véritable levier stratégique et économique. C’est aussi un facteur de fidélisation des collaborateurs et de maintien de leur motivation. Nos chiffres parlent d’eux-mêmes : 97 % de satisfaction sur nos formations continues et un taux de réussite supérieur à 90 % pour nos diplômes.


La très grande majorité des DRH et managers voient la formation comme un investissement dans l’agilité et l’innovation. Chez SUP de V, nous organisons avec des entreprises des formations dédiées et sur mesure, alignées sur leurs objectifs.


Comment les organismes de formation professionnelle peuvent-ils se réinventer pour rester pertinents face à des enjeux toujours plus complexes ?


La clé est l’agilité. Nous devons combiner proximité avec les entreprises, adaptation continue des programmes et intégration des grands enjeux sociétaux. Chez SUP de V, nous avons pris très tôt le virage du digital avec un campus en ligne, et nous avons intégré la transition écologique dans nos cursus, car ces deux thèmes structurent déjà l’économie de demain.


Nous travaillons main dans la main avec plus de 3 200 entreprises partenaires et nous sommes membres de réseaux académiques comme l’EGC Business School, les universités de Saint-Quentin en Yvelines et de Cergy Pontoise ce qui favorise innovation et ouverture internationale. Notre mission est d’anticiper les compétences de demain grâce à une veille permanente et une pédagogie active. Se réinventer, c’est être capable de proposer des parcours sur-mesure, certifiants et adaptés aux besoins de chaque secteur, tout en restant ancrés dans la réalité professionnelle des apprenants.


La certification des compétences (type Qualiopi, CPF, etc.) suffit-elle à garantir l’efficacité d’une formation, ou l’accompagnement reste-t-il un gage de qualité ?


Les certifications sont essentielles car elles garantissent la reconnaissance nationale et l’éligibilité des parcours, mais elles ne sont pas suffisantes. Ce qui fait réellement la différence, c’est l’accompagnement. Nous sommes bien entendu certifiés Qualiopi. Cela témoigne de la solidité de notre organisation. Mais au-delà, nous assurons un suivi personnalisé : ingénierie financière, coaching, e-tutorat, travail collaboratif, communautés en ligne.


Pour la VAE, par exemple, nous proposons un parcours en cinq étapes avec un accompagnement individuel, collectif et jusqu’au jury, ce qui maximise les chances de réussite. C’est cette combinaison entre reconnaissance institutionnelle et accompagnement humain qui assure la qualité et l’efficacité de la formation, tant pour l’individu que pour l’entreprise.


 
 
bottom of page