Au service de la souveraineté et de la sécurité européennes

Dans un monde marqué par l’évolution des menaces, l’entreprise Orasio propose des solutions IA concrètes, transformant les images vidéo en informations utiles pour agir rapidement et efficacement sur le terrain.
Il suffit d’ouvrir un journal, d’allumer la télévision ou de consulter les actualités sur Internet pour s’en apercevoir : le monde vit un long tunnel de tensions économiques, sécuritaires et militaires. Comment se protéger efficacement et comment s’assurer de ne pas déléguer des informations confidentielles à des puissances étrangères ? C’est l’épineuse question qui taraude les entreprises, les pays et les collectivités. Une des meilleures réponses est apportée par Orasio. Cette jeune entreprise française, née en 2024, développe des solutions d’intelligence artificielle appliquées à l’analyse vidéo. Entre les enjeux de sécurité, de souveraineté technologique et de performance opérationnelle, Orasio s’adresse à quatre grands types d’acteurs : les forces de sécurité intérieure, les collectivités, les armées et les infrastructures critiques.
« Notre solution permet deux choses, indique Florian Fournier, cofondateur d’Orasio. D’abord, d’être alertés en temps réel sur des événements d’intérêt qui se passent devant la caméra, sans avoir besoin d’humains pour regarder : des départs de feu, des individus avec port d’armes, etc. La deuxième chose, c’est que les utilisateurs vont pouvoir retrouver dans le passé des événements en quelques secondes, sans avoir besoin de visionner des semaines, des heures, des mois, des années
de vidéo. »
La technologie propose ainsi des outils de recherche avancée dans des volumes massifs d’archives vidéo, offrant un gain de temps considérable pour les enquêteurs. « Avec notre solution, les utilisateurs peuvent retrouver en quelques secondes un événement précis dans des milliers d’heures de vidéo, simplement en formulant une requête descriptive », précise Florian Fournier. « Le but est de leur faire gagner du temps et réduire la charge liée au visionnage. »
Un acteur européen compétitif
Une proposition qui tombe à pic dans un monde surchargé de données vidéo et qui n’a plus les moyens de faire sans ces technologies. « Nous n’avons pas les moyens, notamment en France, de garantir ces prochaines années un certain niveau de sécurité par la vidéoprotection sans utiliser ces technologies, juge le cofondateur. Ce n’est pas un point de vue politique, c’est une réalité : ces technologies vont être adoptées si on veut que les caméras aient une utilité. La seule alternative serait de mobiliser des ressources humaines considérables, mais plus personne ne peut se le permettre.»

Au-delà de la performance technologique, Orasio construit un positionnement résolument européen. L’entreprise considère que son domaine d’activité ne peut se structurer efficacement qu’à cette échelle, tant pour des raisons économiques que stratégiques. Pour Florian Fournier, il ne peut pas y avoir de leader uniquement français sur le marché de l’IA appliquée à la vidéo, le marché national est trop restreint. En revanche, à l’échelle européenne, il devient possible de bâtir un acteur compétitif face aux leaders mondiaux.
L’enjeu de la souveraineté des données est également au coeur de toutes les attentions. Les informations traitées nécessitent un niveau de protection élevé, difficile à garantir avec des solutions extra-européennes. « Utiliser des technologies non européennes sur des données sensibles pose un risque majeur. Il est extrêmement complexe de garantir qu’un acteur
extérieur n’y aura jamais accès ». Orasio propose donc une technologie intégrée à un cadre réglementaire strict, intégrant dès sa conception les exigences européennes, notamment en matière de protection des données et d’encadrement de l’intelligence artificielle, à rebours de certaines pratiques observées à l’international.


Et pour se développer dans le go-to market européen, Orasio peut compter sur ses quatre senior advisors : l’allemand Jürgen Stock, ancien numéro 1 d’Interpol ; Jens Henrik Højbjerg, ancien numéro 2 d’Europol et directeur de la police danoise ; Jacek Siewiera, ancien directeur de la sécurité en Pologne ; Arnaud
Danjean, ex-député européen et fort d’une carrière dans les services de renseignement ; et s’appuie notamment sur Yann LeCun, dirigeant de AMI Labs, ancien Chief AI Scientist de Meta et parmi les pionniers mondiaux du deep learning, en tant qu’investisseur. « Ces profils sont très précieux : ils nous ouvrent les portes auprès des enquêteurs, des services de renseignement et des infrastructures critiques, affirme Florian Fournier. Notre continent a besoin de notre solution : l’excellente dynamique d’Orasio ces 18 derniers mois nous conforte dans cette ambition ».



